La gazette de la Bande

LE BLOG

Travailleur nomade : le kit du coworker

Travailler à l’extérieur de chez vous, seul·e ou en “coworkant” à plusieurs, peut être une obligation mais aussi une façon délibérée de redynamiser vos habitudes de travail, en quittant un temps la solitude du freelance grâce à un changement d’environnement. Une habitude qui peut, bien préparée, être réellement synonyme d’émancipation, de liberté et de contact avec le monde. Aujourd’hui sur Bande à Part, on va s’interroger sur ce qui fait un bon kit pour travailler en “remote”.

L’importance du choix du lieu de travail nomade

J’ai la chance de faire régulièrement du coworking en petit groupe avec des camarades plus ou moins récurrents (dont certains appartenant à la Bande) depuis plusieurs mois. Chaque semaine, un Doodle est lancé pour convenir ensemble d’une date qui conviendrait à la majorité.

Ce sondage est généralement accompagné d’une discussion concernant le lieu de rendez-vous, notre challenge consistant à tester – aussi souvent que possible – de nouveaux lieux.

Séance après séance, nous avons pu établir une liste de lieux nantais plus ou moins favorables pour nous y installer quelques heures. Pour cela, nous sommes attentifs à plusieurs critères :

  • La configuration et l’atmosphère du lieu : Est-il potentiellement bruyant ? Risquez-vous d’être assis·e·s “les uns sur les autres” ? Quel mobilier y trouve-t-on (grandes tables, tables basses ou tables individuelles, canapés, banquettes, etc.) ? Le lieu est-il souvent rempli en pleine journée ? Plus anecdotique, l’atmosphère et la décoration sont-elles agréables et favorables à une bonne concentration.
  • Les services proposés : Le thé ou le café sont-ils en libre accès ? Le lieu propose-t-il à grignoter en fonction de l’heure ?
  • Accès internet : Étonnamment, le critère du “Free WIFI” n’est pas totalement vital, pour peu que votre smartphone puisse vous servir de modem grâce au partage de connexion 3G/4G. Ici, cela dépend avant tout de votre forfait mobile et du pays où vous vous trouvez.
  • Les prises de courant : Avec l’expérience, on s’est souvent rendu compte que cet aspect pouvait être un peu le nerf de la guerre. Une séance nomade peut littéralement avorter en quelques minutes au moment où vous réalisez qu’il ne vous reste que 5% de batterie sur votre ordinateur portable et que vous n’avez accès à aucune prise pour vous brancher.
  • Les règles tarifaires du lieu : Le lieu prévoit-il une formule adaptée pour les sessions pouvant aller jusqu’à plusieurs heures consécutives ? Y a-t-il une obligation de consommer à intervalle régulier ?

 

“Sois Prêt dans ton Esprit par ta discipline personnelle (…), et en étant paré à toute éventualité potentiellement problématique, de sorte que tu saches quoi faire à quel moment, et fais-le s’il le faut.” – Devise Scoute

 

EDC ou “Everyday Carry”

Issu du mouvement “survivaliste”, le concept d’EDC (pour “Everyday Carry”) désigne l’ensemble des objets que l’on porte sur soi au quotidien (ou pour aborder un contexte particulier). 

Cette notion peut-être intéressante à interroger lorsque vous souhaitez partir pour une session de travail à l’extérieur, que cela soit dans un simple café ou un vrai espace dédié au coworking. 

“L’EDC est constitué de manière à avoir à disposition tout ce dont on peut avoir besoin, mais se limite à une charge légère et peu encombrante. Chaque EDC est propre à chaque individu, il est fonction de ses besoins, ses priorités et de son environnement.” – Wikipedia

Voici donc, pêle-mêle, ce que contient mon EDC lorsque je vais travailler à l’extérieur. Certains items ont le bon goût de se regrouper avec le contenu de mon EDC “classique” que je transporte quelque soit le contexte :

  • Smartphone, idéalement déjà rechargé.
  • Ordinateur portable, idéalement déjà rechargé,  ou à défaut, accompagné de son bloc d’alimentation. Le mien s’étend sur 17 pouces, c’est très confortable mais parfois un brin encombrant sur des petites tables de café.
  • Une rallonge électrique et/ou multi-prise (surtout en groupe). Quand l’unique prise de la pièce est à quelques mètres, cela peut vous sauver.
  • Un petit câble USB vous permettant de recharger votre smartphone en le branchant à votre ordinateur portable. Une batterie externe peut également faire l’affaire. C’est parfaitement facultatif (et plus encombrant) mais cela m’a déjà sauvé la vie lorsque je dépendais du partage de connexion pour travailler et n’avait accès à aucune prise.
  • Une souris (idéalement sans piles et avec un fil à longueur ajustable). Certaines tâches peuvent être pénibles à réaliser au “pavé tactile / pad” durant plusieurs heures (tâches de conceptions graphiques / illustrations dans mon cas).
  • Stylo(s), agenda et/ou bloc-note,
  • Casque audio / écouteurs / boules quies. Certains lieux diffusent de la musique qui peut ne pas être à votre goût ou trop forte pour vous concentrer.
  • Lunettes de soleil / couvre-chef car, mine de rien, il peut être très tentant de s’installer en terrasse,
  • Cartes de visite. Certains lieux permettent de les déposer et puis – qui sait ? – peut-être que vous allez rencontrer un potentiel client à la table d’à côté,
  • De quoi payer en partant et conserver une facture pour ceux qui peuvent faire passer le coût de leurs sessions de coworking en frais professionnels.

L’ensemble est parfaitement contenu dans un sac à dos à compartiment et “renforcé” face aux chocs, qui pèsera au maximum quelques kilos. 

Concentration & environnement dématérialisé

À ce stade, vous avez donc tout le matériel nécessaire pour travailler sereinement dans un endroit différent de votre chez-vous. Cependant, nous avons encore quelques derniers conseils pour optimiser votre expérience de travailleur nomade. 

Toutes les taches ne se pretent pas a etre effectuées en contexte nomade. 

Lorsqu’une séance de coworking est planifiée pour la semaine à venir, je mets souvent “de côté” une tâche ou deux que je garde spécialement pour ce contexte nomade. 

À l’inverse, j’en exclus quelques unes car je sais d’avance que le contexte n’y sera pas favorable. J’ai souvent constaté à quel point je peine à réaliser certaines tâches trop “engageantes” intellectuellement, en particulier lorsque je suis entouré (et donc parfois sollicité) par un groupe de coworkers, dans un lieu aussi animé que peut l’être un café. 

Dans mon cas, il s’agit essentiellement des tâches liées à la programmation ou (très) urgentes mais chaque activité est différente, tout comme votre faculté de (dé)concentration.  

Voici des exemples de tâches que je me garde spécialement de côté pour les réaliser en coworking ou contexte nomade :

  • Tâches administratives & commerciales telles que la facturation, chiffrage, relances, emails divers. Le fait d’être en coworking peut être l’occasion parfaite de sonder mes camarades sur leurs propres pratiques en la matière.
  • Tâches organisationnelles : faire le tri dans mes dossiers, actualiser l’agenda, archivage, mise au propre de notes, etc.
  • Tâches rédactionnelles : articles pour Bande à Part/mon propre site, publications sur mes réseaux sociaux pros ou encore contenus pédagogiques,
  • Tâches de conception / design d’interface : le coeur de mon activité. Je travaille généralement plus lentement hors de chez moi mais tant que les choses avancent – quel qu’en soit le rythme – cela me convient. 
Avoir toujours son environnement numérique sur soi

C’est probablement le deuxième pire ennemi du travailleur nomade avec l’absence de batterie / courant : avoir oublié un fichier ou dossier important chez soi. C’est d’autant plus un risque si – comme moi – votre activité est partagée entre un poste fixe chez vous et un ordinateur portable. 

Fort heureusement pour vous, l’ère du numérique sait déjà parfaitement répondre à la plupart des problématiques du travailleur “remote” 2.0 :

  • Cloud / Drive / Dossiers partagés
  • Client mail
  • Plateformes de facturation / ERP / banque
  • Plateformes de streaming audio / vidéos (pour avoir un fond sonore en travaillant)
  • Plateformes de notes (type Evernote) où vous conserverez les informations importantes à votre activité
  • Visio-conférence (Skype) / assistance à distance (Teamviewer)
Conclusion

Avec tout ces conseils, nous ne doutons pas que vous serez armé pour exercer sereinement votre activité dans la plupart des contextes nomades. Certains le font bien toute l’année en étant à des milliers de kilomètres de chez eux, pourquoi pas vous ?

Cependant, soyez toujours conscient·e d’une chose : la productivité et la motivation sont des créatures parfois capricieuses.

Certaines de vos séances “en remote“ seront donc parfois totalement infructueuses et c’est ainsi ! Si votre session s’annonce peu prolifique, ne vous acharnez pas : profitez-en pour vous accorder un moment “à vous” en sirotant un verre, pour mieux revenir aux tâches qui vous attendent, un peu plus tard.  N’oubliez pas que vous êtes le capitaine de votre navire, peu importe le port où il jette l’ancre.

Il ne nous reste d’ailleurs qu’à vous souhaiter “bon vent” dans vos escales nomades !

Slasher : une activité professionnelle sur-mesure
Indépendant : comment et pourquoi épargner ?

Related Articles

Laisser un commentaire