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Clémence Gouy : portrait de freelance

La Bande part régulièrement à la rencontre d’entrepreneurs, tous domaines confondus, pour découvrir leurs parcours, avoir leurs retours d’expérience et échanger autour de la notion de freelance ! Aujourd’hui on plonge dans l’univers féministe et engagé de Clémence Gouy, illustratrice multi-facettes aux créations hautes en couleurs !

1/ Peux-tu nous faire un petit récap de ton parcours ?

Tout commence en 2013 où, après un bac S, j’entre à l’ECV Nantes, une école de communication visuelle et de design.

À la sortie du diplôme en 2018, après 5 ans d’études, je fais un bref passage en agence à Paris puis à New York avant de me mettre à mon compte à temps plein.

Aujourd’hui je suis designer et illustratrice freelance et je travaille entre Nantes et Amsterdam avec un studio de design local et d’autres clients qui viennent d’un peu partout dans le monde (merci Internet !).

2/ Comment en es-tu arrivé a te mettre a ton compte ?

Je me suis mise à mon compte un petit peu par hasard.

J’étais encore étudiante quand j’ai commencé à recevoir des propositions pour des projets d’illustration ou du graphisme. J’ai alors créée mon statut pour pouvoir y répondre tout en gardant comme objectif principal de trouver un poste en agence une fois mon diplôme en poche.

Finalement les projets se sont enchaînés et sont devenus de plus en plus intéressants,  j’ai rapidement réalisé que je ne pourrais pas combiner cette activité avec un poste fixe sur le long terme !

De plus la flexibilité que cela m’offrait me convenait bien,  j’ai donc choisi de me lancer pleinement dans  mon activité de freelance, en espérant que cela dure longtemps !

 

3/ Comment définirais-tu ton univers ?
  • Engagé – dans mon travail perso, mais aussi car je travaille beaucoup avec des medias et associations féministes, anti-raciste, etc.
  • Coloré – en illustration ou en graphisme, j’aime quand ça vibre !
  • Et aussi un peu mystique ? – je m’inspire beaucoup de l’ésotérisme et de l’iconographie antique.
4/ Qu’aimes-tu par dessus-tout dans ce que tu fais ?

Pour le côté freelance, encore une fois la flexibilité ! Je peux travailler de chez moi, dans un café ou chez des amis, à Nantes, Paris ou Amsterdam, dans le train ou l’avion… Cela me permet pas mal de liberté  dans ma gestion du temps.

Pour le côté design/illustration, je crois que c’est le fait de pouvoir travailler avec tout plein d’industries, marques, entreprises dans des domaines très différents qui me plaît le plus. Comme il faut s’informer en profondeur sur le sujet sur lequel on travail, cela me donne à apprendre plein de nouvelles choses et m’intéresser à des domaines vers lesquels je ne serais peut-être pas allée de moi-même.

 

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5/ Quelles sont les difficultés que tu rencontres dans ton métier ?

Comme beaucoup je ne suis pas une grande fan de la partie administration et compta, mais j’ai parfois aussi un peu de mal avec la communication.

Ne vous méprenez pas, j’apprécie vraiment de pouvoir échanger avec mes clients, mais je trouve que la partie “échange de mail, réunion téléphonique et autres” sont très chronophages.

Bien sûr c’est une partie très importante et intéressante que l’on n’a pas quand on est employé, mais quand on est introverti et pas franchement à l’aise au téléphone, cela demande beaucoup d’énergie. C’est une tâche “à faire” qui prend beaucoup de place ma tête et parasite parfois mes temps de création. “J’ai ces mails auxquels il faut que je réponde, j’ai ce call auquel je dois me préparer…” . Mais bon, c’est ce qui rend aussi le challenge intéressant !

 

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6/ La place de la femme tient un rôle important dans ton travail, peux-tu nous en dire plus ?

Je pense qu’en tant que créateur.ices d’images (illustrateur.ices bien sûr mais aussi photographes, designers, réalisateur.ices, publicitaires…), nous avons à la fois un grand pouvoir d’action et une responsabilité vis-à-vis de ce qu’on produit.

Forcément, comme je suis une femme, cela me tient à cœur de montrer des figures féminines inspirante et puissantes, des corps dénudés sans êtres des objets sexuels ou ultra-genrés.

Mais cela va aussi avec un souci de diversification des traits, ethnies des personnages, morphologies, parfois invalidités…

J’ai eu une période où je dessinais beaucoup de pin ups, reprenant les codes qui vont avec de façon pas forcément critique, avant de me rendre compte que ça devenait très vite caricatural et redondant. Il y a d’autres choses à dire et à montrer.

 

7/ Quand tu as sorti l’événement “Witch circle”, qu’as-tu ressenti face à l’engouement suscité ?

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J’ai commencé ça comme un petit jeu visuel personnel en m’attendant à ce que quelques copines s’y joignent, mais au final c’est plus de 600 artistes, débutant.es comme pro, qui ont joué le jeu. J’ai trouvé absolument génial qu’autant de gens se sentent inspiré.es !

C’est assez fou de se dire que, grâce aux réseaux sociaux, des centaines de gens des quatre coins du mondes peuvent créer ensemble en quelques semaines un fresque, un livre, un objet visuel et s’y retrouver.

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8/ Quelles sont tes envies/tes projets pour la suite de l’aventure ?

Pour le moment j’aime beaucoup la vie à Amsterdam, donc continuer d’évoluer dans des environnements stimulant, que ce soit dans cette ville ou ailleurs.

J’aimerais apprendre de nouvelles compétences comme le développement ou la 3D et également développer les collaborations, sur des projets plus long/plus gros par exemple, en team avec d’autres créatifs 🙂


Le rikikikouiz
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Jungle ou cosmos ?

> Cosmos !

Hedy Lamarr ou Patty Smith ?

> Patty Smith (mais c’est dur) !

Filtre d’amour ou potion anti-gueule de bois ?

> Potion anti-gueule de bois !

Traditionnal witches ou modern witches ?

>  Modern witches (pour toute la dimension engagée qu’elles sucitent) !

Roller vintage ou planche à roulettes ?

> Roller vintage (même si je suis plus à l’aise sur une planche qu’en patin) !

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