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Freelance : (se) vendre authentiquement et durablement

Vous ne trouverez pas dans cet article de formule magique ou de recette miracle pour devenir le prochain VRP à succès. Je ne vous garantis d’ailleurs ni gloire ni succès (ni beauté mais ça, c’est subjectif à souhait). Non, ce que je vous propose ici, c’est de partager avec vous ce qui me semble être la posture et l’état d’esprit les plus sains pour (se) vendre authentiquement et durablement !

 

Après plus de 7 ans en tant qu’indépendante, j’ai parfois frôlé l’overdose de méthodes en tout genre pour être la “meilleure version de moi-même” en tant que professionnelle et en tant que personne. Je me suis avoué au passage quelques névroses mais j’ai aussi souvent vomi les philosophies de gourous auto-accomplis de la productivité et du coaching bullshit. Aux détours de citations pseudo-motivantes bien que vides de sens, j’ai tout de même retenu un état d’esprit dans lequel je me retrouve vraiment :

Soyez vous-meme

Cette injonction à être soi-même m’a très longtemps parue incongrue. Difficile en effet d’imaginer être quelqu’un d’autre que soi-même (en excluant l’usage de stupéfiants). En réalité, il y a réellement un fossé entre clamer “soyez vous-même, tous les autres sont déjà pris !” et l’incarner sans sourciller. Cette première étape peut sembler d’une banalité affligeante mais la mise en pratique est loin d’être anecdotique. Bien évidemment, je n’ai pas de méthode toute faite et je dois même vous avouer que c’est le travail d’une vie. Bon courage !

TROUVEZ CE QUI VOUS FAIT VIBRER

Loin de moi l’idée de vous convaincre que vous avez une sacro-sainte mission sur cette planète : croyances religieuses et spiritualité n’auront pas leur place ici (et vous faites bien ce que vous voulez). Mais si vous êtes profondément connecté à la raison d’être de votre métier, vous vous poserez naturellement beaucoup moins de question et douterez nettement moins de votre légitimité. La passion est un moteur formidable, n’hésitez donc pas en abuser. Ce qui est merveilleux aussi c’est que si vous êtes réellement convaincu de ce que vous faites, vous serez de fait plus convaincant. Magique !

ASSUMEZ VOTRE POSITIONNEMENT 

Même en sachant que vouloir plaire à tout le monde, c’est finalement ne plaire à personne, c’est quand même sacrément tentant. En voulant manger à tous les râteliers, on se transforme peu à peu en profil fourre-tout qui ne convainc et ne séduit finalement pas grand monde. Arborer un positionnement assumé, c’est loin d’être facile. Si on peut avoir l’impression de se priver de précieux clients en assumant son positionnement, on se rend surtout beaucoup plus facilement identifiable à ceux qui nous intéressent le plus. Démarquez-vous, c’est pour votre bien !

ÉCOUTEZ VRAIMENT VOS CLIENTS

Une fois ces clients tant convoités clairement identifiés, ne foncez pas tête baissée. Ce n’est pas parce que la démarche commerciale est amorcée que vous vous rentrez dans la peau d’un commercial. Considérez la vente comme une discussion amicale : n’imposez pas à votre interlocuteur des choses qui pourraient vous rebuter. Mettez-vous à la place de votre prospect, intéressez-vous à ses problèmes et écoutez-le vraiment. Les personnes, vous et moi compris, apprécient qu’on s’intéressent à eux sincèrement. La sincérité de votre intention et la qualité de votre attention feront le reste.

FAITES-VOUS (RE)CONNAiTRE

Le produit ou l’offre les plus merveilleux du monde auront du mal avoir du succès si personne ne les connaît. Enlevez-vous de l’esprit que communiquer fait de vous un vendeur de tapis peu scrupuleux et prenez votre courage à deux mains. Si vous avez trouvé ce qui vous fait vibrer, il vous suffira de transmettre cette passion. On pourra vous reprocher de survendre un produit ou service de mauvaise qualité mais jamais d’être passionné. Communiquez tout simplement sur ce que vous aimez (aka votre projet), le temps fera que vous serez petit à petit identifié sur ce marché. 

 ACCEPTEZ L’ÉCHEC

Une partie de la préparation à toute négociation ou vente est d’être prêt à la perdre. Ça semble peu réjouissant dit comme ça mais c’est essentiel. Le succès de la vente est en effet une fin heureuse très souvent souhaitée mais ce n’est pas la seule issue désirable. Voilà au moins une des raisons de vous réjouir (n’ayons pas peur des mots) d’un échec : c’est une merveilleuse source d’apprentissage. Creusez les raisons de cet échec et profitez en pour en ressortir grandi : votre approche était-elle vraiment la bonne ? votre client était-il vraiment réceptif à votre offre ? pourquoi ? aviez-vous vraiment envie de réaliser ce projet ? 

Enfin, c’est parfois très sain de ne pas donner suite à un projet. Lui dire non, ça peut aussi être une façon de vous dire oui à vous-même : défendre la valeur de votre travail, les conditions dans lesquelles vous allez le réaliser ou encore la qualité des relations humaines que vous prônez. Si vous avez tendance à vous brader et à vouloir à tout prix décrocher un projet, vous risquez non seulement de renvoyer une image négative mais aussi de mettre au second plan vos besoins. Vous et votre travail êtes précieux, vous valez mieux qu’un contrat accepté à contre-cœur !

Évidemment, je fais la maline avec ce mode d’emploi ma foi peu opérationnel mais j’essaie en réalité de donner des conseils à mon moi du passé et de botter les fesses à mon moi du présent ! À votre tour !

Freelance : qu'est ce que la CFE et y suis-je redevable ?
Portrait d'entrepreneur : Amélie Saillet

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