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Indépendant : comment et pourquoi épargner ?

Pour subvenir aux besoins du futur, le monde de l’emploi tourne autour d’une promesse : la retraite . Faut-il pour autant négliger d’autres systèmes de prévoyance ? Quels sont-ils ? Comment les mettre en place ? Petit récapitulatif des bonnes pratiques de l’épargne !

Pourquoi épargner quand on est indépendant ?

Travailler à son compte présente des avantages financiers, qui peuvent aboutir à d’excellents résultats mensuels. Cependant, en fonction de nos activités, nous pouvons parfois être confrontés à des périodes plus creuses, où le marché est plus lent et la clientèle plus rare.

Face à ces situations, il peut être intéressant de constituer une trésorerie afin d’affronter les périodes de creux, voir même de pouvoir investir afin de maintenir ou renouveler son activité.

Il existe différents moyens de se protéger de ces fluctuations, comme par exemple les contrats de prévoyances ou les complémentaires qui permettent d’anticiper des coups durs.

Il est donc conseillé de mettre de côté, que ce soit pour son activité ou pour soi même. Pour cela il faut envisager des stratégies sur le long terme.

Afin de préserver son indépendance, il est sain de se questionner sur ses objectifs :

  • quel niveau de vie souhaitez-vous conserver/atteindre ?
  • que souhaitez-vous accomplir dans votre carrière ?
  • quels projets souhaitez-vous développer au cours des prochaines années ?

Une fois ces interrogations considérées, il peut être intéressant de se demander « combien de mois puis-je vivre sans rentrée d’argent avec ce que j’ai de coté ,en fonction de ma façon de vivre actuelle et de mes projets ? ». 

Visualisez le futur positivement et cherchez quel est l’équilibre qui vous procurerait la meilleure satisfaction. L’argent est assurément un moyen, pas une fin en soi.

Premiere étape : mettre de coté

Avant même de pouvoir épargner, il est important de comprendre les mécanismes qui vous rendent la tâche plus ou moins facile.

Utiliser les fonds générés par son activité afin de se constituer un système de prévoyance sur mesure est une façon intéressante de se protéger sur le long terme. Pour cela il faut justement garder à l’esprit que le plus important dans l’épargne c’est le temps. C’est le dénominateur commun de toute gestion budgétaire.

Afin de mettre de côté, il convient d’établir un bilan de vos dépenses professionnelles et personnelles par mois. Même si le montant est susceptible de changer, il peut s’en dégager une tendance. 

Il est alors bon de déterminer, en fonction de vos objectifs, combien vous souhaitez épargner par mois en suivant quelques règles :

  •       Mettre de côté en début de mois
  •       Être régulier pour faciliter les calculs
  •       Éviter au maximum de payer à crédit, car cela revient à payer plus cher un bien

Des applications de finances personnelles existent pour gérer plus finement ses dépenses. Les banques et les services en ligne intègrent d’ailleurs de plus en plus régulièrement ce type de mécanisme. Il devient alors facile de catégoriser ses entrées et sorties d’argent à des fins d’analyses.

L’enjeu reste souvent psychologique. A-t-on besoin de tous les abonnements du monde pour travailler, ou se distraire ?  Peut-on mutualiser des coûts avec d’autres professionnels ? Faut-il forcément consommer tel ou tel bien ?

Le meilleur moyen de mettre de côté, quels que soient ses revenus, est bien souvent de diminuer le nombre de dépenses en ne conservant que l’essentiel. Une notion variable qui est bien évidemment propre à chacun.

Le montant du salaire ne détermine pas directement la capacité d’épargne car il s’accompagne d’habitudes de consommation différentes, de taxes et règlementations supplémentaires.

Ce n’est en rien une fatalité, car les impôts sont également des opportunités pour mettre de côté. Car qui dit impôt, dit mécanisme légal d’allégement ou de réduction d’impôt.

Une fois une certaine somme dégagée par mois, il est temps de l’épargner.

Deuxieme étape : épargner

Toujours en fonction du temps qui passe, les fonctions de l’épargne diffèrent :

  •       L’épargne de précaution, c’est-à-dire le montant minimal pour faire face aux aléas de la vie, est la première enveloppe à développer. C’est une épargne de court terme. Celle-ci représente une somme variable selon les profils et les envies, mais on estime en France qu’elle équivaudrait à 3 fois son salaire mensuel pour un particulier. Et plus du double pour un professionnel qui souhaite pérenniser son activité, soit 6 mois d’avance sur ses dépenses courantes.
  •       L’épargne de projet, ou de moyen terme, c’est celle qui immobilise de l’argent afin de concrétiser une action. Elle est donc plus difficile à récupérer dans l’immédiat. Le PEL, ou Plan Épargne Logement, par exemple qui est souvent représenté comme un outil de moyen terme car la fiscalité est favorable pour un retrait à partir de 4 ans d’existence, et concerne un projet immobilier.
  •       L’épargne long terme, celle qui contient l’ensemble de l’argent immobilisé sur la longue durée. C’est elle qui constitue une capitalisation en vue d’une retraite ou de vos projets de vie. Il est intéressant de la préparer le plus tôt possible, dès que l’on commence à travailler, car les intérêts qui y sont liés se cumulent. 

Troisieme étape : investir

Épargner c’est une bonne chose, cela permet d’être proactif pour les challenges du quotidien. Pourtant l’argent ne sert à rien s’il n’est pas employé à réaliser un objectif. Le stocker dans une banque n’enrichit pas son propriétaire, ou de très faible manière. C’est surtout l’organisme bancaire qui réalise des profits. Il est donc indispensable de lui donner un but social ou lucratif.

Chaque investissement possède des conditions pour retirer les fonds qui le composent, et c’est ce qui en détermine sa liquidité. C’est-à-dire la rapidité pour être vendu ou acheté ainsi que les risques de perte totale ou partielle. Il convient donc de donner une vocation à votre épargne toujours selon vos objectifs en mesurant les possibilités de récupérer les fonds investis, ainsi que les probabilités de perte. 

Je ne parle pas ici du livret A comme un moyen de placement, car les taux moyens sont extrêmement faible. Il est principalement utile pour stocker une épargne de courte durée. Pas davantage.

Il existe de nombreux outils pour épargner et investir. En voici quelques-uns parmi les plus courants :

1/ L’assurance vie

C’est un outil qui permet d’investir dans des actifs, un titre ou un contrat contre espérance de gain si sa valeur augmente. L’assurance vie est une enveloppe flexible qui permet de composer avec différents types d’actifs. Il est facile de retirer l’argent déposé, même si la fiscalité incite dans les faits, à attendre le terme du contrat. Il est possible sur les contrats les plus modernes de choisir précisément les composants de ce produit d’investissement selon les préférences propres à chacun.

2/ La pierre

C’est l’un des investissements préférés des Français pour constituer un patrimoine, il s’agit d’investir dans des biens immobilier. Parfois chronophage, l’achat d’une résidence principale engendre des charges supplémentaires qui ne constitue pas à proprement parler un investissement qui rapporte du capital sauf condition particulière. A contrario, l’achat locatif peut constituer un actif mais demande à se former et à gérer ses biens par la suite. 

 3/ Le Pierre-Papier, ou la SCPI (Société Civile de Placement Immobilier)

Très utile afin d’investir des sommes plus réduites dans l’immobilier locatif, et spécifiquement à destination des entreprises. Les rendements espérés peuvent être plus faible, mais la gestion est déléguée intégralement.

4/ Le Crowdlending ou Prêt participatif

Il est intéressant de mentionner le prêt participatif accessible par les particuliers et entrepreneurs. Il est aujourd’hui facile d’investir dans des TPE/PME, toutes thématiques confondues. C’est un moyen très utile de financer de l’économie réelle et locale.

5/ La bourse

Il est possible de spéculer directement sur des titres cotés en bourse, et même sur la valeur des monnaies. Cependant il est difficile sans formation de tirer son épingle du jeu. La plupart du temps les actions sont achetées par des intermédiaires au sein d’assurances vie par exemple. 

❗️ Attention, les produits des banques classiques ne sont pas toujours les plus intéressants. En effet, ils vendent en priorité leurs propres produits ou ceux de leurs partenaires. Il faut donc être prêt à changer d’organisme pour obtenir le service le plus proche de vos envies et multiplier les comparaisons.

Tous ces moyens sont à valider sur le plan fiscal, car selon la situation de chacun les opportunités ne sont pas les mêmes. Prenez le temps de vous renseigner afin de construire une stratégie d’épargne en adéquation avec vos buts et vos valeurs.

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